Comment installer une prise électrique murale sans électricien ?

comment installer une prise électrique murale dans son salon sans électricien

Ajouter une prise électrique dans son salon sans passer par un professionnel est tout à fait réalisable, à condition de respecter quelques règles de sécurité essentielles. Couper le courant, vérifier la capacité de votre circuit et suivre les bons codes couleurs suffisent pour mener ce chantier sereinement. Voici comment procéder étape par étape, du diagnostic préalable jusqu’au raccordement final.

🔌 L’essentiel à retenir

Prise DIY = sécurité avant tout, circuit vérifié, codes couleurs respectés

Coupez toujours le courant

Le disjoncteur général et un testeur de tension sont indispensables avant toute manipulation.

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Adaptez la méthode au mur

Placo, brique ou béton demandent des outils et techniques de perçage différents.

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Respectez les codes couleurs

Bleu pour le neutre, rouge pour la phase, vert-jaune pour la terre, sans exception.

En cas de doute sur la capacité de votre circuit ou l’état de votre installation, mieux vaut solliciter un professionnel plutôt que de prendre un risque électrique.

Type de mur Section fil recommandée Nombre de prises max par circuit
Placo (cloison sèche) 1,5 mm² 5 à 8 prises
Brique ou parpaing 2,5 mm² 7 à 12 prises
Béton plein 2,5 mm² 7 à 12 prises

Comment vérifier que l’installation d’une prise est possible sans risque ?

Avant de sortir la perceuse, deux vérifications s’imposent. La première concerne votre propre sécurité pendant les travaux, la seconde la capacité technique de votre installation à accueillir un point supplémentaire. Négliger l’une ou l’autre expose à un court-circuit, voire à un risque d’électrocution.

Couper le courant et tester l’absence de tension

Rendez-vous à votre tableau électrique et abaissez le disjoncteur général avant toute manipulation. Cette étape n’est jamais optionnelle, même pour une intervention qui semble anodine. Une fois le courant coupé, utilisez un tournevis testeur ou un testeur de tension sur les fils que vous allez toucher : l’absence de réaction lumineuse confirme que le circuit est bien hors tension. Ne vous fiez jamais uniquement au disjoncteur abaissé, certaines installations anciennes réservent des surprises. Ce contrôle prend deux minutes et évite un accident grave.

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Vérifier que le circuit peut accueillir une prise supplémentaire

Un circuit électrique a une capacité limitée qui dépend de la section des fils et du disjoncteur associé. Un circuit câblé en 1,5 mm² avec un disjoncteur 16A supporte entre 5 et 8 prises selon la charge. Un circuit en 2,5 mm² avec disjoncteur 20A monte à 7 ou 12 prises. Si votre circuit a déjà atteint sa limite, ajouter une prise n’est pas envisageable sans créer une nouvelle ligne depuis le tableau, ce qui relève alors davantage du domaine professionnel.

Attention également aux circuits dédiés à un appareil énergivore comme un chauffe-eau, une plaque de cuisson ou un lave-linge : ils ne doivent jamais être partagés avec une prise supplémentaire. Repérez le circuit concerné en testant les prises existantes après avoir coupé le disjoncteur correspondant, plutôt que le général, pour identifier précisément la ligne sur laquelle vous allez travailler.

Quelle solution choisir selon votre mur et votre projet ?

Le choix entre une prise encastrée, en saillie ou une solution sans perçage dépend autant de votre mur que du résultat esthétique recherché. Pour un salon où la prise accueillera une télévision ou une box internet, l’aspect visuel compte souvent autant que la simplicité de pose.

Prise encastrée, en saillie ou sans percer : quelles différences ?

La prise encastrée s’intègre directement dans le mur grâce à un boîtier d’encastrement, pour un résultat discret mais qui demande un perçage à la scie cloche. La prise en saillie se fixe en surface avec des chevilles, une solution plus rapide mais visuellement moins soignée si elle n’est pas associée à une goulotte. Pour éviter totalement de percer, les goulottes, moulures et plinthes électriques dissimulées le long du sol du salon permettent de faire cheminer les câbles en surface tout en restant esthétiques. Cette dernière option convient particulièrement aux locataires qui ne souhaitent pas dégrader les murs.

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Adapter la méthode selon un mur en placo, brique ou béton

Sur une cloison en placo, le perçage se fait facilement à la scie cloche et le passage des câbles profite souvent des ouvertures déjà présentes dans les montants métalliques. Un simple passe-câble suffit généralement pour tirer la gaine d’un point à l’autre derrière la plaque.

Sur un mur plein en brique, parpaing ou béton, le travail est plus lourd. Il faut percer à la perceuse à percussion et créer une saignée d’environ 10 à 15 mm de profondeur pour loger la gaine électrique. Comptez davantage de poussière et de temps de rebouchage, mais le principe de raccordement reste identique une fois les câbles en place.

Comment raccorder une prise électrique étape par étape ?

Une fois le circuit vérifié et l’emplacement choisi, le raccordement suit une logique simple si vous respectez l’ordre des opérations. Commencez par repérer précisément l’endroit de la nouvelle prise en respectant une distance minimum de 5 cm au-dessus du sol (la norme NF C 15-100 recommande plutôt 25 cm pour le confort d’usage), et vérifiez l’absence de canalisations ou de montants métalliques à l’aide d’un détecteur avant de percer.

Passez ensuite la gaine électrique entre le point de départ (souvent une prise existante) et le nouvel emplacement. Sur cloison sèche, un passe-câble rigide facilite le tirage derrière la plaque. Laissez dépasser environ 10 cm de gaine à chaque extrémité pour travailler confortablement, puis dégainez les fils au cutter sans entailler leur isolant.

Vient ensuite le raccordement proprement dit. Dénudez chaque fil sur environ 1 cm avec une pince à dénuder, puis respectez scrupuleusement les codes couleurs : le fil bleu correspond au neutre, le fil rouge (ou une autre couleur hors vert/jaune) à la phase, et le fil vert-jaune à la terre. Les prises modernes équipées de bornes automatiques simplifient cette étape puisqu’il suffit d’insérer le fil dénudé sans outil supplémentaire. Tirez légèrement sur chaque fil après insertion pour vérifier qu’il est bien maintenu.

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Fixez enfin le boîtier au mur uniquement par vis, jamais par griffes qui sont interdites par la norme. Rebouchez les ouvertures avec les chutes de plaque conservées, remontez le mécanisme et la plaque de finition, puis rétablissez le courant au disjoncteur. Testez immédiatement la prise avec une lampe ou un petit appareil : si le disjoncteur saute au réarmement, coupez à nouveau le courant et revérifiez chaque connexion avant de recommencer.

Comment ajouter une prise à partir d’une prise existante ?

Le repiquage consiste à utiliser une prise déjà installée comme point de départ pour alimenter un nouvel emplacement, sans devoir remonter jusqu’au tableau électrique. Après avoir coupé le courant et vérifié l’absence de tension sur la prise existante, démontez son mécanisme pour accéder aux fils qui y arrivent.

Connectez ces fils à des dominos électriques ou à des bornes de raccordement, qui serviront de relais vers la nouvelle prise via une gaine tirée jusqu’au nouvel emplacement. L’ancienne boîte d’encastrement peut alors jouer le rôle de boîte de dérivation si elle offre suffisamment de place pour accueillir les connexions supplémentaires sans surcharge.

Cette méthode reste soumise à la même limite que toute extension de circuit : vérifiez que le nombre total de prises alimentées par cette ligne ne dépasse pas le seuil autorisé selon la section des fils. Un circuit en 1,5 mm² déjà chargé de sept prises n’a plus de marge, quelle que soit la simplicité apparente du repiquage envisagé.

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Damien Laurent

Rien ne me prédestinait à devenir coach. J’ai longtemps accompagné sans le savoir, écouté avant de conseiller. Puis un déclic : comprendre que transformer les autres commence par se transformer soi-même. Aujourd’hui, je m’appelle Camille Martin et j’exerce à mon compte. J’aide à clarifier, à décider, à avancer. Le coaching n’est pas une méthode : c’est un chemin partagé, lucide et profondément humain.

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